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PATRICK

Histoire De La Coupe D'europe

Messages recommandés

1998 : COUPE DES VAINQUEURS DE COUPES

 

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Chelsea - Stuttgart : 1-0

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Coupe_d%27 ... _1997-1998

 

La Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe 1997-1998 voit le sacre de Chelsea qui bat le VfB Stuttgart lors de la finale disputée au Råsunda Stadium de Stockholm.

 

C'est le deuxième succès de Chelsea en Coupe des Coupes après son succès en 1971. C'est le huitième succès pour l'Angleterre qui devient le pays le plus titré de la compétition. Quant au VfB Stuttgart, c'est sa deuxième défaite en finale après celle survenue lors de la Coupe de l'UEFA 1989.

 

C'est l'attaquant italien du Vicence Calcio, Pasquale Luiso, qui obtient le titre de meilleur buteur de l'épreuve avec sept réalisations.

 

Le tenant du titre, le FC Barcelone ne défend pas son titre cette saison car il est engagé en Ligue des champions après avoir remporté la Liga.

 

Chelsea élimine le Slovan Bratislava (2-0)(2-0) , Tromsoe (2-3) (7-1) , Betis Séville (2-1)(3-1) , Vicence (0-1)(3-1)

 

Pour parvenir en finale les allemands de Stuttgart éliminent Vestmannaeyja (3-1)(2-1) , Germinal Beerschot (4-0)(2-4) , Slavia Prague (1-1)(2-0) et le Lokomotiv Moscou (2-1)(1-0)

 

OGC NICE représente la France

 

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Nice vainqueur de la Coupe de France la saison précédente dispute dont cette édition , une des dernières de la coupe des vainqueurs de coupes.

Mais cette victoire se conjugue avec une descente en seconde division les niçois ayant terminé 20e

Pourtant les aiglons vont se battre avec enthousiasme.

 

Au premier Tour Nice reçoit les écossais de Killmarnock . Vainqueurs (3-1) à l'aller les français tiennent leur avance au retour tenant les écossais en échec sur leurs rudes terres (1-1)

 

Au second tour Nice tombera avec les honneurs contre les tchéques du Slavia Prague.

A domicile les niçois concèdent un nul (2-2) , le nul (1-1) ramené de Prague ne suffira malheureusement pas à éviter l'élimination de la compétition.

 

FINALE : Chelsea 1-0 Stuttgart

 

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Vingt et une secondes! Vite, le temps d'un 200 mètres féminin Olympique. Magique, le temps pour Gianfranco Zola de donner la Coupe des coupes 1998 au Chelsea FC. Entré en jeu à la soixante et onzième minute, à la place du Norvégien Tore André Flo, l'attaquant italien, d'une superbe reprise en demi-volée, trompait, sur son deuxième ballon, Franz Wohlfahrt, le gardien du VfB Stuttgart. Après la C2 en 1971, aux dépens du Real Madrid, les Blues remportaient leur second trophée européen. Après leur échec face au Napoli de Maradona en Coupe de l'UEFA, en 1989, les Allemands voyaient s'envoler, pour la seconde fois, une chance de toucher les étoiles du ciel européen. Après les fastes et les lumières du Paris version Canal Plus, la chaleur et le gigantisme du FC Barcelone, la C2 a donc choisi, cette année, de prendre résidence dans le quartier cossu de la suffisante capitale anglaise.

 

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Au Chelsea Football Ciub donc, une chic pianète, bien posée au milieu d'une galaxie d'une douzaine de clubs estampillés Londres, qui draine derrière elle la frange aisée de cette cîty branchée et avide de réussite. Mais aussi toute une couche d'aristocrates locaux. Blur, une bande de popmeri sucrés, Lord Richard Attenbo-rough, le réalisateur de Gandhi, Tony Banks, ministre des Sports, ou John Major, ex-Prime minister, sont ainsi de ceux qui pensent, comme tous les fidèles de Stamford Bridge, que 'Chelsea ré more». Et encore plus. Chelsea, symbole d'une Angleterre élitiste et d'un football anglais "newage». Chelsea, image clinquante, fabriquée à coups de millions par le richissime Ken Bâtes, propriétaire de cette formation high-tech. «Chelsea Is more». Un homme d'affaires intelligent et avisé qui choisit des leaders pas comme les autres pour faire fructifier son investissement joueurs et atteindre rapidement ses rêves mégalomaniaques.

 

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Glenn Hoddle, puis Ruud Gullit (remercié en février dernier pour ses absences mondaines répétées et sa gourmandise financière), leaders charismatiques, dotés d'une expérience internationale de très haut niveau et encore capables de se transformer en joueurs exemplaires, ont donné le ton. Vialli, intronisé manager le 12 février dernier, possède aussi ce profil. Homme de caractère et gueule de star, guerrier éternel, il a décroché, sur le piteux terrain du Rasunda stadion, sa quatrième Coupe d'Europe (sur 7 finales disputées) et obtenu un nouveau titre de «Meilleur buteur» de cette C2 (6 buts). Meneur d'hommes respecté, il est récompensé pour la seconde fois en 90 jours (le 29 mars dernier, les 8/ues remportaient la Coupe de la League aux dépens de Middlesbrough, 2-0). Côté joueurs, le recrutement n'a jamais, non plus, été laissé au hasard. A Chelsea, on veut de la pointure et du haut niveau. Pour cela, on sort de son isolationnisme et on repousse les frontières.

 

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Face au VfB Stuttgart, Chelsea présentait ainsi une véritable sélection mondiale. Une mosaïque homogène, composée de mercenaires venus des Pays-Bas (De Goey), d'Italie (Di Matteo, Zola, Vialli), de France (Lebœuf, Lambourde et Charvet), de Norvège (Flo), de Roumanie (Petrescu), d'Uruguay (Poyet), ou d'ailleurs, volontaires et hargneux (le Danois Brian Laudrup viendra se joindre à la fête l'an prochain). Des joueurs pétris de talent, des vrais professionnels, qui, face à une formation allemande privée de Franck Verlaat, maître de défense, montrèrent leur envie, leur puissance et leur variété de jeu. Ainsi, Di Matteo, Wise, Poyet et Petrescu noyèrent l'entrejeu de Stuttgart.

 

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Quand Frank Lebœuf, tranchant et royal directeur de casting défensif, distillait, lui, des relances "caviars". Devant, Vialli et Flo, le plus technique des géants, poussaient leurs adversaires à un jeu de fortune. Peut-être atteints par leur non participation mondiale, Bobic (allemagne), Raducioiu (Roumanie) et Akpoborie (Nigeria), écartés par leurs sélectionneurs respectifs, ne parvenaient pas à s'ouvrir de brèches. Seul le Bulgare Balakov faisait honneur à son standing international. Et forcément, après avoir beaucoup essayé, Chelsea atteignait logiquement la terre promise. Une lande devenue bleu incandescent quand, après une passe lumineuse de Wise, Zola, d'une frappe laser, envoyait Chelsea au septième ciel. Un lieu où ne dansent que les rois de l'Europe.

 

FEUILLE DE MATCH

 

Chelsea 1-0 Stuttgart

 

But : Zola 71e

 

CHELSEA FC: De Goey - Clarke, Duberry, Lebceuf.

Granville - Pelrescu (expulsé, 85e), Wise, Di Matteo.

Poyet (Newton, 81e) - Flo (Zola, 71e), Vialli.

 

Entr.: Vialli.

 

 

STUTTGART: Wohlfahrt - Schneider (Endress, 55'},

Yakin, Berthold - Haber (Djordjevic, 78L1, Solde, Poschner

(expulsé, 90), Hagner (Ristic, 788), Balakov - Akpoborie,

 

Bobic. Entr.: Lôw.

 

VIDEO FINALE

 

 

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CHELSEA , Vainqueur de la Coupe des Coupes 1998

   

 

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1998 : COUPE UEFA

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Inter Milan - Lazio Rome : 3-0

http://fr.wikipedia.org/wiki/Coupe_UEFA_1997-1998

La compétition a vu le sacre de l'Inter Milan qui l'a emporté sur la Lazio Rome dans une finale 100 % italienne.
Cette victoire a permis aux Nerazzurri de conquérir le titre qui leur avait échappé la saison précédente : les joueurs de l'Inter étaient en effet parvenus jusqu'en finale, en étant défaits lors des deux derniers matchs.
C'est la troisième coupe de l'UEFA remportée par l'Inter et c'est la première fois que la Lazio atteint la finale de cette compétition.

7 CLUBS FRANCAIS EN COUPE UEFA

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STRASBOURG

A l'énoncé des Glasgow Rangers on craignait le pire pour les alsaciens tant les écossais ont marqué la scène du football européen.
Pourtant Strasbourg s'impose à domicile (2-1) , maigre avantage toutefois avant le lointain déplacement en Ecosse dans l'antre surchauffée d'Ibrox.
Tout le monde pensait que les strasbourgeois allaient se faire broyer or les français à la surprise générale résistent et gagnent (2-1) se qualifiant à la surprise générale.

Au second tour Strasbourg hérite d'un tirage encore plus monstrueux puisque les Reds de Liverpool s'annoncent au stade de la Meinau.
Que peuvent faire ces modestes alsaciens contre ce cadors du foot anglais , ce mythe du foot européen ?
Et bien un authentique exploit ! les alsaciens atomisent les anglais (3-0) à domicile au match aller.
Au retour dans l'antre d'Anfield Road les bleus d'Alsace plient à deux reprises mais leur défaite (2-0) suffit pour se qualifier !

Vidéo : Strasbourg 3-0 Liverpool



En Huitièmes de Finale comme si cela ne suffisait pas c'est l'Inter Milan autre grand du foot européen qui s'annonce.
Les italiens déjà surpris par Lyon au tour précédent le seront une nouvelle fois .
Strasbourg intenable et irrésistible à domicile gagne (2-0) et s'offre la possibilité de croire à un nouvel exploit!

Vidéo : Strasbourg 2-0 Inter



Mais le rêve s'arrête à San Siro conrte ces italiens souvent tombeurs des français . L'Inter remonte le retard et se qualifie en s'imposant (3-0)
Strasbourg est éliminé mais sort par la grande porte.

LYON

Lyon reçoit au premier tour les danois de Brondby.
Les gones qui domineront le football français la décennie suivante sont encore tendres pour l'Europe.
Pourtant Brondby ne leur causera pas beaucoup de frayeurs vaincu à Gerland (4-1) et chez eux au retour (3-2)
Au second Tour , Lyon tombe sur un os avec l'Inter Milan futur vainqueur de la compétition.
Les lyonnais créeront un de leur tout premier exploit européen s'imposant dans l'antre de l'Inter (2-1)
Mais le retour à Lyon sera différent les italiens faisant preuve de leur habituel réalisme . L'Inter s'impose (3-1) et renverse une tendance pourtant très délicate. Lyon tombe avec les honneurs.

BASTIA

Bastia affronte un autre grand nom du foot européen au premier tour , les portugais du Benfica.
Les corses se souvenant de leur épopée européenne 20 ans plus tôt les ayant mené en finale , chemin passé également à Lisbonne mais contre le Sporting vont refaire un bon coup.
Bastia gagne (1-0) au match aller au stade Furiani ayant retrouvé sa ferveur .Les bastiais résisteront au Portugal obtenant un nul (0-0) les qualifiant comme au bon vieux temps.
Au second tour , Bastia se déplace en Roumanie pour y défier le Steaua Bucarest.
Les corses s'inclinent (1-0) leur donnant pour le retour tous les espoirs de qualification.
Mais une défense perméable leur sera fatale . Bastia gagne à domicile (3-2) , seulement les roumains se qualifient au bénéfice des buts marqués à l'extérieur.

BORDEAUX

Oubliée la fantastique épopée de 1996 cette saison sera marquée par une élimination au 1er tour contre les anglais d'Aston Villa mené par Dwight Yorke et Stanley Collymore .
La bande à Ramé , Pavon ,Micoud , Wiltord et Papin sera incapable de franchir le rideau défensif anglais au match aller , 0-0 un score peu rassurant en vu du retour en Angleterre.
Villa Park est chaud bouillant , Bordeaux subi sans craquer allant jusqu'aux prolongations.
Savo Milosevic (112e) parvient à tromper Ramé et donne la qualification à son équipe.
Bordeaux peut s'en vouloir car Villa était vraiment à sa portée.

FC METZ

Le FC Metz affronte les belges de Mouscron , adversaire largement à la portée des grenats.
Victoire (2-0) en Belgique puis (4-1) à domicile , la compétition débute bien pour les lorrains.
Le second tour sera fatal à Metz , les allemands de Karlsruhe plus expérimentés s'imposent (2-0) à Saint Symphorien.
Le retour est anecdotique avec ce nul (1-1) en Allemagne , Metz est éliminé

AJ AUXERRE

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Auxerre est le club français qui ira le plus loin en Coupe UEFA , sa course s'arrêtant en quart de finale.

Au premier tour Auxerre élimine les espagnols du Deportivo Coruna , s'imposant (2-1) en Espagne puis assurent à domicile un (0-0) les qualifiant pour le tour suivant.

Au second tour on pensait que les Grecs de l'OFI Crète seraient un adversaire facile.
Les bourguignons gagnent (3-1) à domicile mais ce but encaisse leur causera des tourments.
En effet au match retour , les grecs encouragés par leur public gagnent (3-2) , c'est passé tout juste pour Auxerre.

En huitièmes de finale les néerlandais de Twente reçoivent Auxerre. Rodés par la compétition les auxerrois gagnent (1-0) puis au retour à domicile (2-0)
L'AJA se qualifie pour les quarts de finale , une habitude pour la bande au sorcier Guy Roux

En quart de finale , le futur finaliste la Lazio de Rome mettra un terme aux rêves des français.
Les italiens vainqueurs à domicile (1-0) tiennent Auxerre en échec au retour (2-2)
La route s'arrête donc ici pour les bourguignons.


FINALE : Inter 1-0 Lazio

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Date 6 mai 1998
Stade Parc des Princes, Paris
47 000 spectateurs
Arbitre Drapeau : Espagne M. López Nieto
Buts : 5' Iván Zamorano, 60' Javier Zanetti, 70' Ronaldo

INTER : Gianluca Pagliuca, Francesco Colonnese, Salvatore Fresi, Javier Zanetti, Taribo West, Youri Djorkaeff (Francesco Moriero 68'), Aron Winter, (Benoît Cauet 68'), Zé Elias, Diego Simeone, Iván Zamorano (Luigi Sartor 72'), Ronaldo.

Entraîneur : Luigi Simoni.

LAZIO : Luca Marchegiani, Giuseppe Favalli, Paolo Negro, Alessandro Nesta, Alessandro Grandoni (Guerino Gottardi 55'), Diego Fuser, Giorgio Venturin, (Matías Almeyda 50'), Pavel Nedved, Vladimir Jugović, Pierluigi Casiraghi, Roberto Mancini.

Entraîneur : Sven-Göran Eriksson.

VIDEO : Finale

http://www.youtube.com/watch?v=gVQTFmWBG_o

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Pour parvenir en finale l'Inter élimine Neuchâtel Xamax (2-0)(0-0) , Lyon (1-2)(3-1) , Strasbourg (0-2)(3-0) , Schalke (1-0)(1-1) et Spartak Moscou (2-1)(2-1)

La Lazio élimine Victoria Setubal (4-0)(2-1) , Rotor Volgograd (0-0)(3-0) , Rapid Vienne (2-0)(1-0) , Auxerre (1-0)(2-2) et Atletico Madrid (1-0)(0-0)

RESUME

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Déploiement de superstars mondiales, grosse ambiance et joli match: le Parc des Princes, peu habitué à pareilles soirées, a été gâté pour sa sixième finale européenne. La Coupe de l'UEFA s'offrant désormais sur un seul match (enfin!), c'est un petit coin d'Italie qui a fleuri à Paris puisque, pour la quatrième fois dans l'histoire de la C3, la finale mettait aux prises deux clubs transalpins: l'Inter et la Lazio.

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Noyé sous un océan d'oriflammes, sublimé par un chœur vibrant, le virage Auteuil a chaleureusement salué sa Lazio. Les Romains, fraîchement couronnés en Coupe d'Italie, ne sont pourtant pas au mieux: victimes d'une sérieuse baisse de régime, ils ont dû lâcher prise dans la course au Scudetto et nombre de leurs hommes clés sont fatigués (Nesta, Jugovic), boiteux (Nedved), voire carrément cassés (Boksic). Ce qui n'empêche pas le remarquable entraîneur Suédois, Sven Goran Eriksson, fort des quatre points (sur six) pris à l'Inter en Championnat, de se montrer confiant.

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De leur côté, les Milanais, qui viennent de perdre à Turin, face à la Juve, le match décisif dans la course au titre national, ont reporté leurs ambitions sur une Coupe de l'UEFA dont ils se sont épris (vainqueur en 1991 et 1994, finaliste en 1997). Le président Moratti a exigé un titre cette saison. Et les joueurs, par ailleurs soucieux de laver l'affront de la saison précédente (défaite en finale contre Schalke 04. aux tirs au but) savent qu'ils n'ont pas le droit à l'erreur...


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Alors, tels d'impitoyables prédateurs, ils saisissent d'emblée leur adversaire au collet et le font plier dès la cinquième minute: Simeone alerte «Bam-Bam- Zamorano en profondeur et la défense de la Lazio figée, regarde le Chilien ouvrir la marque, d'un astucieux coup de patte. Le match est à peine commencé qu'il est déjà terminé: la Lazio, maladroite et inhibée, ne voit plus le jour, parfaitement maîtrisée par un Inter sans faille. Les occasions se succèdent (une barre de Ronaldo, un poteau de Zamorano), les buts aussi: c'est d'abord l'Argentin Zanetti qui, d'une frappe pure et splendide, fait le break.
C'est ensuite le Brésilien Ronaldo (parti hors jeu}, qui s'en va effacer Marchegiani pour marquer dans le but vide. C'est fini. L'Internazionale. qui n'a jamais autant mérité son appellation (trois Italiens seulement titulaires au coup d'envoi), savoure son triomphe à la sud-américaine et Gianluca Pagliuca, radieux, s'en va brandir le trophée dans la nuit parisienne.

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Le vestiaire nerazzum égrène ses héros. Ils s'arrêtent, un à un, à la lisière d'une forêt de micros. Voilà les buteurs. -J'ai la tête dans les étoiles!", lâche Zamorano. Zanetti: «Je suis le plus heureux des hommes. Je dédie mon but à mes parents, qui sont spécialement venus de Buenos Aires-, Ronaldo: «C'est mon premier titre en Italie. Ce soir, je suis vraiment content". Le mot de la fin pour Youri Djorkaeff, le visage illuminé par un large sourire. Il quitte Paris, brûlant d'y revenir un mois plus tard, pour d'autres conquêtes. «Quand j'ai levé la coupe, c'est comme si la France entière la levait," S'il pouvait en brandir une autre, le 12 juillet au soir..


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INTER MILAN ,Vainqueur de la Coupe UEFA 1998

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1999 : LIGUE DES CHAMPIONS

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http://fr.wikipedia.org/wiki/Ligue_des_ ... lification

Manchester United FC 2-1 FC Bayern Münich

La victoire du Manchester United FC en UEFA Champions League est souvent considérée comme la dernière étape de réhabilitation du football anglais après la tragédie du Heysel. Depuis 1990 et le retour des clubs anglais sur la scène européenne, l'équipe de Sir Alex Ferguson atteignait régulièrement les quarts et demi-finales. Mais son espoir était toujours déçu et la discussion sur les effets de l'interdiction de cinq ans qui avait frappé les clubs anglais, était relancée.

Un Bayern impressionnant

Ces doutes étaient balayés lorsque Manchester éliminait l'Inter et la Juventus pour disputer la finale contre le FC Bayern Münich.
Un moment menés 2-0 au Stadio Delle Alpi (tot. 3-1), les Mancuniens étaient revenus dans le match grâce aux buts de Roy Keane, Dwight Yorke et Andy Cole.
Il semblait que MU tenait absolument à se rendre la tâche difficile. Mais les Red Devils paraissaient avoir la classe et la confiance nécessaires pour gérer toutes les situations, comme un second tour préliminaire face au LKS Lódz, ou une phase de groupes serrée avec le Bayern, le FC Barcelone et le Brøndby IF.
Les Bavarois avaient même remporté le groupe, grâce à deux victoires sur le Barça et deux nuls contre Manchester.

La joie de Solskjær

Le Bayern écrasait ensuite le FC Kaiserslautern avant de prendre le meilleur sur le FC Dynamo Kiev en demi-finales.
Après un match nul 3-3 en Ukraine, le but de Mario Basler au retour faisait la différence.
Le meneur de jeu allemand frappait à nouveau en finale, en ouvrant la marque au Camp Nou. C'est alors qu'un véritable miracle s'est produit.
Après avoir encaissé l'ouverture du score, Manchester United inscrivait deux buts dans les toutes dernières minutes, grâce à Teddy Sheringham et Ole Gunnar Solskjær, entrés en cours de jeu, pour ajouter une Coupe des clubs champions à leur doublé Coupe-championnat.

Tour de qualification

Les seize gagnants sont qualifiés pour la phase de groupes, alors que les seize perdants joueront le premier tour de la Coupe UEFA.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ligue_des_ ... lification

Phase de groupes

Les équipes sont réparties en six groupes de quatre équipes. Chaque équipe joue deux fois contre les trois autres équipes du groupe. Les premiers de chaque groupe ainsi que les deux meilleurs deuxièmes sont qualifiés pour les quarts de finale.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ligue_des_ ... de_groupes

QUARTS DE FINALE

Real Madrid - Dinamo Kiev (1-1)(0-2)

Manchester United - Inter Milan (2-0)(1-1)

Juventus Turin - Olympiakos (2-1)(1-1)

Bayern Munich - Kaiserslautern (2-0)(4-0)

DEMIES DE FINALE

Manchester United - Juventus Turin (1-1)(3-2)

Dinamo Kiev - Bayern Munich (3-3)(0-1)

FINALE

Manchester United 2-1 Bayern Munich

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CLUBS FRANCAIS

FC METZ

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Il ne restera pas grand souvenir du passage des grenats à ce stade de la compétition.
Vices champions de France la saison passée les messins ont eu droit de disputer la plus belle des compétitions européennes pour la première fois de leur histoire.
Un tour de qualification devait leur permettre de disputer la phase de poules avec six matchs alléchants contre des grosses cylindrées.
Mais avant il fallait passer l'obstacle des modestes finlandais d'Helsinki.
Une courte défaite en Finlande (1-) n'hypothéquais pas leurs chances de qualifications avant le retour au stade Saint Symphorien.
Le retour sera décevant , le FC Metz ne pouvant faire mieux qu'un match nul (1-1) à domicile et donc éliminatoire.

RC LENS

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Le champion de France en titre nordiste avait le droit de participer directement à la phase de groupe , le E pour être plus précis en compagnie du Dinamo Kiev , Arsenal et Panathinaikos.

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Lens termine en seconde position derrière le Dynamo Kiev.
Pour le dernier match à domicile alors qu'une victoire aurait permis à Lens de se qualifier pour les quarts de finale, les lensois s'inclinent et sont éliminés de la Coupe d'Europe.

VIDEO : Finale

http://www.dailymotion.com/video/x8ou02 ... -fin_music

FINALE : Manchester United 2-1 Bayern Munich

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Tant qu'il y a David, il y a de l'espoir. Beckham n'est pas seulement un «Spice Boy». Une sorte de gravure de mode des magazines «people» et un petit prince bellâtre aux caprices de star. C'est d'abord et avant tout un formidable tripoteur de balle. Un footballeur d'exception. De par, notamment, sa science des centres à trajectoire diabolique, le numéro 7 de United est un artiste des temps modernes. Digne héritier de George Best et d'Eric Cantona à Old Trafford. Cette fois, sur la pelouse du Camp Nou, face au Bayern, il l'a, une fois de plus, prouvé. Pourtant, Alex Ferguson. son entraîneur, lui avait confié un rôle différent avant le match. Privé de Roy Keane et de Paul Scholes, suspendus, le milieu des Red Devils avait besoin d'un coordonnateur son côté droit. Mais. pour le besoin de la cause, il a reculé d'un cran.. Bridé mais pas bradé, il assume avec rigueur sa mission d'un soir.

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Comme tous ses partenaires en début de match, David Beckham subit la loi bavaroise. Dès la 6' minute, le stratège mancunien se fait même voler la vedette par un autre expert en matière de coups de pied arrêtés. Mario Basler est aussi un génie. Son magistral coup franc ouvre une voie royale au Bayern. Dans le mur anglais, Markus Babbel joue les intrus. Son saut de cabri surprend Peter Schmeichel, masqué, qui, pour le compte, en devient chèvre. Johnsen et Irwin, dépassés par les événements, essuient l'ire de celui qui s'apprête à quitter le football anglais. Le mal est fait: Manchester est déstabilisé. Malgré ce coup du sort, Beckham se plie au dispositif tactique mis en place pour ce choc. En quête de rachat auprès des sujets de Sa Gracieuse Majesté, depuis son expulsion lors du fameux Angleterre-Argentine du dernier Mondial, le beau gosse courbe l'échiné. En toute humilité. Il joue utile plus qu'il ne brille. Gêné dans son rayon d'action par un Jens Jeremies increvable, Beckham tente de construire.

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Ça ne passe pas! D'autant que le Bayern impressionne en défense. Matthâus, 38 ans, retrouve ses jambes de junior. Le «vieux» Lothar est un parfait piston entre sa ligne défensive et la rampe de lancement Effenberg. Mario Basler et Carsten Jancker jouent les toreros dans l'arène catalane. Les Munichois n'ont pas de faille. Et puis, Matthâus est remplacé, à la surprise générale, par Fink, à dix minutes delà fin. Et puis, Scholl (tir sur le poteau) et Jancker (retourné sur la transversale) loupent le K.O. parfait. Et puis, Alex Ferguson tente un ultime coup de poker en faisant entrer Sheringham et Solskjaer. Et puis, David redevient le King. Le temps réglementaire est terminé. Le petit panneau annonce trois minutes supplémentaires àjouer. Beckham n'a pas dit son dernier mot. Sur son onzième corner de la partie, l'essai est enfin transformé. Ça tient du miracle! D'autant que, dans la mêlée. Peter Schmeichel déserte sa cage et part à l'abordage de la surface adverse.

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Comme souvent dans ces cas désespérés. En bon Danois, il sème la panique, à la façon du chien dans un jeu de quilles. Voie d'eau à tribord côté allemand. Fink loupe son dégagement. Giggs a suivi, mais dévisse à son tour. Contre-pied parfait. Sheringham, délaissé au premier poteau .égalise à bout portant.
Quatre-vingt-dix-neuf secondes plus tard, Beckham retourne au point de corner, se dit qu'un Sheringham euphorique peut être décisif. Alors, autant le servir. Le brave Teddy n'en demande pas tant, détourne l'offrande de la tête. Solskjaer déplie la jambe et expédie la balle sous la transversale. On joue depuis 47 minutes et 18 secondes en seconde période... Les 40 000 supporters anglais exultent, au terme d'un suspense invraisemblable. Bouquet final d'un feu d'artifice inoubliable. Beckham redevient le héros de tout un peuple. Et Manchester arrache in extremis !a plus belle des coupes à un superbe Bayern. Le club du président Beckenbauer ne méritait vraiment pas un tel dénouement. Seulement, le football et la logique n'ont jamais fait bon ménage. United en rigole encore.


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MANCHESTER UNITED Champion d'Europe 1999

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1999 : COUPE DES VAINQUEURS DE COUPES

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http://fr.wikipedia.org/wiki/Coupe_d%27 ... _1998-1999

Lazio Roma 2-1 Mallorca

La Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe 1998-1999 est la trente-neuvième édition de la Coupes des coupes.

C'est la dernière édition de cette compétition, les vainqueurs des coupes nationales étant par la suite qualifiés pour la Coupe de l'UEFA. La disparition de cette compétition provient de l'hégémonie de la Ligue des champions, et du manque d'intérêt des grosses équipes pour ce tournoi.

Le RCD Majorque, en jouant la finale, manque de peu de devenir le premier club insulaire (hors Grande-Bretagne) à remporter une Coupe d'Europe.

Le dernier club sacré est la Lazio Rome, qui remporte ici son tout premier titre continental.


PSG pas à la hauteur

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Le PSG ancien vainqueur de la compétition passera cette fois totalement au travers.
Pourtant l'adversaire du premier tour , le Maccabi Haïfa , ne semblait pas être un gros danger.
Les israéliens tiennent en échec le PSG (1-1) au Parc de Princes à la surprise générale.
On pensait que les parisiens rectifieraient le tir au match retour , or il n'en fut rien.
Le Maccabi s'impose (3-2) sortant le club de la capitale.

FINALE : Lazio Roma 2-1 Mallorca

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VIDEO : Finale Lazio 2-1 Mallorca



Les italiens de la Lazio ont éliminé Lausanne (1-1)(2-2) se qualifiant grâce aux buts marqués à l'extérieur , Partizan Belgrade (0-0)(3-2) , Panionios (4-0)(3-0) et le Lokomotiv Moscou (1-1)(0-0) encore une fois grâce au but marqué à l'extérieur.
Ce parcours certes compliqué leur permet d'accéder à une nouvelle finale européenne après celle perdue la saison passée contre l'Inter en Coupe UEFA
Son adversaire , un novice en finale , sera Mallorca.
Les espagnols ont éliminé Heart of Midlothian (1-0)(1-1) , les belges de Genk (1-1)(0-0) , Varteks Varazdin (0-0)(3-1) et Chelsea (1-1)(1-0) en demie finale.

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Au terme d'une rencontre belle et acharnée, la Lazio a décroché la dernière Coupe des coupes clé l'histoire. Un premier trophée pour le club romain et Sergio Cragnotti, son président-mécène, qui pense déjà à d'autres conquêtes.
Cheveux argentés et sourire carnassier. Sergio Cragnotti exulte sur la pelouse de Villa Park. Bras en V, il salue les siens, les 7000 Laziali qui ont fait le déplacement de Birmingham. Entre applaudissements et chansons, les fidèles remercient le nouvel empereur romain pour cette Coupe des coupes, la dernière de l'histoire, gagnée face aux Espagnols du Real Mallorca. Ave Sergio!» Après l'angoisse de la défaite, le président de la Lazio se laisse aller, serre des mains, embrasse ses joueurs, Vieri et Nedved, ses buteurs du soir, Marchegiani, son gardien, auteur d'un arrêt déterminant à la 69e minute, son entraîneur, le docteur Sven Goran Eriksson, et les proches du club.

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Il regarde, satisfait et soulagé, les maillots jaunes de ses protégés, couleur des soirs d'Europe, voler dans les travées de l'habituel antre d'Aston Villa. Il respire aussi. Ses investissements du début de saison, 600 millions de francs et des poussières, n'ont pas été vains. Au terme d'une âpre finale, les stars et surdoués du ballon rond enrôlés à prix d'or délivrent les premiers éclats d'un destin qu'ils souhaitent radieux. Alors, devant la presse italienne, friande de ses coups de gueule, il confirme quelques propos prophétiques du début de saison et clame son triomphe: «Après avoir réuni des grands joueurs, j'avais promis des titres...

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En voilà déjà un. Ce n'est pas fini. Je veux tout gagner! Le Championnat, après lequel le club bourgeois de la capitale italienne court depuis 1974, mais aussi la Champions League, à laquelle il participera l'an prochain. En homme d'affaires averti, il sait aussi qu'au lendemain de ce premier sacre continental du club romain, l'action Lazio, en chute libre à la corbeille italienne après le couac de Florence (1-1), crucial dans la course au Scudetto avec le Milan AC, aura remonté... Pour sûr.

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En terre anglaise, les rêves mégalomaniaques du richissime industriel transalpin, désireux de voir son club devenir grand parmi les grands, ont trouvé leur premier moyen d'expression. Le second, pour les puristes cette fois, a été ce jeu spectaculaire, fait des coups de patte du chat Mancini, des déboulés ravageurs et coups de tête de Vieri, des piques de l'exceptionnel buteur à sang froid, *el matador» Salas, et des coups francs "missiles» du plus offensif des libéros, Sinisa Mihajlovic... Une large panoplie de gestes chatoyants que le Real Mallorca. l'équipe la mieux organisée de la Uga, n'a su maîtriser complètement, malgré un courage et une abnégation, valeurs maison, hissés a leur paroxysme.

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Parce qu'une fois encore, le réalisme italien, cette chance presque indécente qui semble habiter les clubs de la péninsule sur la scène continentale, a fini par payer. Et, au plus fort de la pression espagnole, à une poignée de minutes de la fin du match, une volée très pure de Pavel Nedved, habituel buteur providence de la Lazio, les côtes meurtries quelques secondes auparavant, a propulsé les siens dans le Livre d'Or des Coupes d'Europe. A la dernière page du chapitre Coupe des coupes. Une position qui, pour une fois, a ravi le Signer Cragnotti.

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LAZIO ROMA : Vainqueur de la Coupe des Vainqueurs de Coupes 1999

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je me regale a chaque nouveau post merci Patrick

 

Merci Patrice.

Demain ce sera le dernier texte avec la coupe UEFA 1999.

Ensuite il faudra trouver du temps pour continuer l'épopée européenne car j'en suis resté à ce niveau.

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souvenir mitigé de cette coupe d'uefa...la branlée à parme a probablement aidé à aller chercher le titre, et la fessée prise par les fadas en finale avec la tete loupée de blanc reste un grand moment de rigolade, mais bon 6-0 en quart européen, ca pique quand meme

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1999 : COUPE UEFA

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PARMA 3-0 MARSEILLE

http://fr.wikipedia.org/wiki/Coupe_UEFA_1998-1999

L'histoire de la saison 1998/99 du Parma AC est écrite en lettres d'or. Non seulement les hommes d'Alberto Malesani remportaient la Coupe d'Italie mais ils raflaient également la Coupe UEFA pour la deuxième fois en quatre ans. Cette équipe regorgeait de joueurs talentueux : de Lilian Thuram et Fabio Cannavaro en défense, à Dino Baggio et Juan Verón au milieu en passant par Hernán Crespo en attaque.

Peu de résistance

C'est donc sans surprise que les adversaires de Parme ne montraient que très peu de résistance. Le Fenerbahçe SK les battait en Turquie au premier tour mais s'inclinait au retour. Le FC Girondins de Bordeaux se faisait humilier 6-0 en quarts de finale au stade Ennio Tardini après avoir remporté l'aller 2-1. En comparaison, Parme a été tendre avec le Club Atlético de Madrid qui ne s'est incliné "que" 5-2 sur l'ensemble des deux matches en demi-finales.

L'OM bataille

En finale, une chose était sûre : l'Olympique de Marseille n'allait pas tirer sa révérence sans batailler ferme. Au sens propre. La victoire des Français en demi-finale contre le Bologna FC avait été ternie par une bagarre dans le tunnel des joueurs.
Le penalty de Laurent Blanc en fin de partie avait offert la qualification à l'OM grâce aux buts inscrits à l'extérieur mais quatre joueurs furent suspendus après les incidents. Sans notamment Christophe Dugarry ni Fabrizio Ravanelli au stade Luzhniki, à Moscou, Marseille était muet en attaque.
Crespo ouvrait les festivités à la 26e minute et Enrico Chiesa scellait le sort de la partie 10 minutes plus tard. Entre-temps, Paolo Vanoli marquait le deuxième but.

CLUBS FRANCAIS

O LYON

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Le parcours de Lyon les amènera jusqu'en quarts de finale , stade atteint par Bordeaux et Marseille également cette saison.
Autant les deux premières coupes sont décevantes pour les clubs français autant celle ci sera fertile en émotions avec notamment la finale de l'OM que nous détaillerons dans un autre message.
Lyon parvient à éliminer les anglais de Blackburn au premier tour. Victoire en Angleterre (1-0) des lyonnais et nul à domicile (2-2) au retour leur permettant de franchir une étape difficile.

Au tour suivant Lyon tombe l'Etoile Rouge de Belgrade qui a perdu son lustre d'antan , de triste mémoire pour l'OM battu par les yougoslaves en finale.
Lyon performant à l'extérieur s'impose en terre serbe (2-1) puis gagne à domicile (3-2) au retour. L'attaque marche à merveille mais pour réussir en coupe d'europe , la nécessite d'une meilleure défense s'impose.

En huitièmes de finale Lyon hérite du FC Bruges.
Les belges s'inclinent (1-0) à Gerland , enfin Lyon n'a pas encaissé de but ce qui lui sera salutaire.
Au retour le FC Bruges se déchaine imposant un rythme endiablé à la rencontre auquel les lyonnais répondront avec talent. Lyon s'impose (4-3) , un match d'anthologie !

La route lyonnaise se terminera en quarts de finale , contre un club italien , équipes souvent fatales aux français.
Cette fois Bologne sera le bourreau.
Lyon s'inclinera lourdement au match aller (3-0) en Italie avant de se reprendre à domicile mais pas suffisamment (2-0)
L'OL est éliminé en quarts tout comme Bordeaux face à d'autres italiens.
Seul Marseille ira au delà.

AS MONACO

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L'AS Monaco ne gardera pas un grand souvenir de cette édition.
Certes ils passeront deux tours mais tomberont contre l'OM en huitièmes de finale.
Avant ils éliminent les polonais de Lodz en s'imposant (3-1) en Pologne et se contenteront d'un triste (0-0) à domicile au retour.
En seizièmes l'ASM élimine les autrichiens de Graz (3-3) en Autriche puis se qualifient en écrasant son adversaire (4-0) au stade Louis II
Marseille sera supérieur en huitièmes tenant les monégasques en échec (2-2) au match puis triomphera au Vélodrome (1-0) pour poursuivre sa fantastique épopée jusqu'en finale.

FC METZ

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Le FC Metz fera un petit tour comme la saison dernière.
L'Etoile Rouge de Belgrade qui affrontera Lyon au tour suivant élimine les lorrains aux tirs aux buts.
Les deux formations se quittent sur un score identique (2-1) pour chaque équipe à domicile , la loterie des tirs aux buts sera fatale aux français.
L'exploit de 1984 contre Barcelone aura été l'unique éclaircie de Metz en Europe mais son retentissement fut tel que personne ne l'a oublié.

BORDEAUX

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Cette saison sera à tout jamais celle du 5 ème titre de champion de France des Girondins mais Bordeaux parviendra tout de même à atteindre les quarts de finales de la Coupe UEFA tombant face au futur vainqueur Parme.
Ulrich Ramé , David Jemmali , Nisa Saveljic , Hervé Alicarte , Victor Torres-Mestre , Michel Pavon , Lassina Diabaté , Johan Micoud , Ali Benarbia , Lilian Laslandes et Sylvain Wiltord débutent la campagne européenne avec la réception des autrichiens du Rapid Vienne il y a peu finalistes de la coupe des coupes contre le PSG.

32e de finale : Girondins de Bordeaux (1-1) (2-1) Rapid Vienne

Michael Hatz (7e) marque contre son camp en voulant intercepter un centre de Benarbia.
Bordeaux domine sans se montrer véritablement dangereux et le pire arrive avec l'égalisation autrichienne (64e) par Oliver Freund
On craint une élimination précoce comme la saison dernière au premier tour avant le déplacement au Gerhard Hanappi de Vienne.
Bordeaux doit absolument marquer afin de préserver ses chances , Hervé Alicarte sur coup franc (28e) donne l'avantage aux siens.
Le Rapid ne s'en laisse pas compter parvenant encore à égaliser par Wagner (42e) tout est à refaire .
Alors que l'on se dirige vers les prolongations Lassina Diabaté (86e) bien servi par Micoud trompe le gardien autrichien d'une frappe puissante.
Bordeaux s'impose 2-1 et se qualifie pour le second tour.

16e de finale : Vitesse Arnhem (0-1 (1-2) Girondins de Bordeaux

Les girondins héritent de Vitesse Arnhem club néerlandais où évolue leur star l'attaquant Nikos Machlas .
Vitesse est une équipe technique et offensive mais la défense bordelaise ne cédera jamais.
Au contraire suite à un 1-2 Benarbia - Wiltord l'attaquant girondin marque un but spectaculaire en ciseau du pied droit (44e)
Bordeaux tiendra précieusement cette victoire avant le retour à Lescure.
Au bout de 7 minutes coup de théâtre , les néerlandais ouvrent la marque mais les girondins réagissent en égalisant une minute plus tard par Micoud d'une frappe du droit.
Bordeaux tiendra ce nul et sa qualification . Wiltord en fin de match (85e) reprend un ballon repoussé par le gardien après un tir Pavon.
Les girondins s'imposent 2-1 et atteignent les huitièmes.

8e de finale : Grasshopper Zurich (3-3 (0-0) Girondins de Bordeaux

Déplacement en Suisse pour Bordeaux chez les Grasshoppers Zurich équipe composée de nombreux internationaux helvètes qui ont sorti Anderlecht et la Fiorentina aux tours précédents.
La rencontre aller sera fertile en rebondissement disputée sur un terrain gelé.
Wiltord de la tête (5e) et Micoud d'un tir lobé (19e) jettent un grand coup de froid dans le stade si c'était encore nécessaire.
Bordeaux se croyant à l'abri fera preuve d'une incroyable déconcentration les suisses marquant deux buts avant la MT pour un score de 2-2.
Comisetti (53e) dans la liesse générale donne l'avantage aux siens , Bordeaux est sur le point d'exploser.
Heureusement Bordeaux a dans ses rangs la fine gâchette Wiltord qui d'une frappe enroulée égalise (73e)
3-3 avant le retour Bordeaux peut respire un grand coup.
Rencontre retour crispante car un but suisse éliminerait les girondins, il n'arrivera pas.
Les deux formations se quittent sur un 0-0 de piètre qualité mais Bordeaux passe encore.

1/4 de finale : Girondins de Bordeaux (2-1) (0-6) Parme AC

En quart de finale Bordeaux accueille Parme avec Buffon , Thuram , Cannavaro , Veron , Chiesa et Crespo.
Les girondins feront une première MT exceptionnelle ponctuée par deux buts de Micoud de la tête (40e) et encore Wiltord du droit(44e)
La seconde période sera moins faste pour l'attaque bordelaise , pire ce diable de Hernan Crespo réduit la marque (84e)
2-1 un avantage qui risque de ne pas tenir ...
Le retour au stade Stade Ennio Tardini sera un calvaire Bordeaux dévoré par des vagues déferlantes italiennes. A une époque où le dopage faisait des ravages de ce côté des Alpes on peut sincèrement se poser des questions sur les raisons d'une telle domination physique.
Bref Bordeaux explose 6-0 tout comme l'OM qui en prendra la moitié en finale un peu plus tard

MARSEILLE

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Le sujet suivant sera consacré entièrement à l'OM et son parcours finale comprise.

VIDEO : Finale Parma 3-0 Marseille



FINALE : Parme 3-0 Marseille

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Pour parvenir en finale les Parmesans ont éliminé Fenerbahçe (0-1)(3-1) , Wisła Cracovie (1-1)(2-1) , Glasgow Rangers (1-1)(3-1) , Bordeaux (1-2)(6-0) et Atletico Madrid (3-1)(2-1)

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Il a refait le match, cent fois, mille fois, dans son esprit tourmenté. Entre deux brèves tranches d'un sommeil agité, grappillées dans l'avion qui le ramenait à Marseille. Il a revu l'action, cent fois, mille fois. Ce ballon a priori anodin, cette passe en retrait a priori facile. Il a senti à nouveau le souffle chaud d'Hernan Crespo lui parcourir l'échiné, entendu l'exclamation de Porato quand l'Argentin a jailli pour le lober et poser la première pierre de la stèle olympienne. Il tenait tant à cette finale, lui qui avait été privé, dix mois plus tôt jour pour jour, de la plus belle d'entre toutes, celle de la Coupe du monde. Alors, Laurent Blanc, capitaine malheureux, s'est repris la tête à deux mains et a, encore une fois, demandé pardon pour sa fatale (et inhabituelle) boulette: «Je suis vraiment désolé. Et j'assume. Ce but, il est pour moi: je rate complètement mon coup. Au lieu de frapper le ballon, je ne fais que l'effleurer du front.

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C'est trop bête»... D'autant que, jusqu'alors, les Marseillais avaient plutôt bien mené leur barque. Avec les moyens du moment. Malgré les nombreuses absences (suspensions de Ravanelli, Luccin et Gallas, auxquelles était venue s'ajouter celle de Dugarry, décidée au lendemain des incidents de Bologne), l'OM a abordé la troisième finale européenne de son histoire de façon particulièrement déterminée. Loin de la chronique d'une mort annoncée, organisés et combatifs, les Phocéens ont, un instant, troublé le bel ordonnancement parmesan, parvenant même à se créer quelques fragments d'occasions qu'un vrai buteur (celui qui leur fait si cruellement défaut) se serait fait un devoir de convertir. Rolland Gourbis: «Pendant vingt-cinq minutes, nous avons largement fait jeu égal avec notre adversaire et cela nous donnait de l'espoir. En prenant deux buts en neuf minutes, il s'est transformé en cauchemar»... Car, à l'erreur de Blanc, a succédé celle de l'ensemble de la défense olympienne, dont a profité le duo Fuser-Vanoli. «Là, c'était plié», lâchera sobrement Pierre Issa.

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C'était plié, oui. Et l'OM à bout de souffle, dans la nuit glaciale de Moscou, s'est alors lentement, inéluctablement dilué. Noyé dans un naufrage collectif, figé dans une impuissance que chaque arabesque inutile de Pires, chaque tentative d'un Maurice physiquement limité ou d'un Camara désespérément maladroit mettaient en évidence. Comme chaque minute, chaque action (quel troisième but: une pure merveille!) accentuait la différence de volume entre les deux formations, tous secteurs confondus. Entre un Parme au complet décidément impressionnant (une véritable machine à gagner qui, en deux matches de Coupe d'Europe, a passé neuf buts aux deux meilleures équipes du Championnat de France...) et un OM diminué et moribond, l'illusion n'a pas duré longtemps.

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Et loin de quelques exploits isolés, la finale de la Coupe de l'UEFA 1999 a, une nouvelle fois, mis en exergue les limites des clubs français sur la scène européenne et le fossé qui les sépare des meilleurs. Dans le sillon triomphal de la sélection nationale championne du monde, il est grand temps, pour les responsables du football de l'Hexagone, de se pencher sur la question. A moins qu'ils ne pensent encore, avec quelque navrante naïveté, que l'important est de participer...


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PARMA Vainqueur de la Coupe UEFA 1999

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1999 : MARSEILLE FINALISTE DE LA COUPE UEFA

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1/32 A. - Sigma Olomouc 2-2 Marseille
1/32 R. - Marseille 4-0 Sigma Olomouc


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Belle saison pour l'OM de Rolland Courbis qui va échouer d'un petit point en Championnat face à Bordeaux et aller en Finale de la Coupe UEFA contre Parme.
En 32eme de Finale, l'aventure commence à Olomouc en Tchéquie où l'OM réalise le nul 2 à 2 avant de s'imposer au vélodrome 4 à 0 dans une curieuse tenue Or et Bleue.

1/16 A. - Werder Brême 1-1 Marseille
1/16 R. - Marseille 3-2 Werder Brême


L'OM brillant en Allemagne concrétise par une belle victoire eu retour au Vélodromme

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1/8 A. - Monaco 2-2 Marseille
1/8 R. - Marseille 1-0 Monaco


Marseille s'impose lors du derby.
Offensifs à l'aller , réalistes au retour les marseillais se qualifient logiquement

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1/4 A. - Marseille 2-1 Celta Vigo
1/4 R. - Celta Vigo 0-0 Marseille


Nouvelle qualification de Marseille aux forceps tenant le score au retour en Espagne

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1/2 A. - Marseille 0-0 Bologne
1/2 R. - Bologne 1-1 Marseille


L'OM élimine ,à la 90eme minute sur un penalty de Laurent Blanc, Bologne lors d'une demi-finale houleuse qui va priver Dugarry, Luccin et Ravanelli de la finale

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FINALE : Parme 3-0 Marseille

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12 Mai 1999 Moscou

Parme bat l'OM 3 à 0 (2 - 0)

Arbitre Mr Dallas (Ecosse) 61000 Spectateurs

Buts Crespo (25e), Vanoli (34e), Chiesa (55e).

OM : Porato - P. Blondeau, Issa, L. Blanc, Domoraud, Edson Da Silva, (T.Camara, 46e) - Brando, Gourvennec, Bravo, Pires - Maurice. Entraineur Courbis

Parme : Buffon - Thuram, Sensini, Cannavaro - Fuser, D. Baggio, Boghossian, Veron (Fiore 75e), Vanoli - Chiesa (Balbo 72e), Crespo (Asprilla, 83e) Entraineur Malesani


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Vingt-cinq minutes d'espoir, et puis le choc de la réalité : Parme fait partie de ces mastodontes européens qui écrabouillent tout sur leur passage.
L'OM n'a pas encore la force nécessaire pour faire le bras de fer jusqu'au bout.
Car, cette fois, sa résistance formidable, exemplaire, n'aura pas duré qu'une demi-heure.
Vingt-cinq minutes superbes où l'intelligence marseillaise ébranle l'implacable machinerie parmesane


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Courbis a mitonné une organisation aux petits oignons avec une défense à cinq qui bloque tous les passages et un milieu compact (Brando, Bravo, Gourvennce, Pires) qui s'approprie tous les ballons avec une voracité de carnassier.
C'est parfait tant que ça peut durer...


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Et ça durera jusqu'à ce que Laurent Blanc rate ce qu'il ne rate jamais : une passe en retrait à son gardien.
Blanc le modèle, Blanc la vigie, Blanc le rempart... Pour une fois, l'intransigeante faite joueur est prise en flagrant délit d'échec et tout le système s'écroule, entraînant la perte d'une équipe qui, dans ce contexte-là, n'avait pas les moyens de montrer la moindre faiblesse face à un montée de puissance faite de multiples talents et d'une expérience souveraine.
Sur le premier but, avouera un Laurent Blanc dépité, je ne pousse pas assez le ballon de la tête et Crespo s'introduit entre moi et Stéphane Porato. Je suis désolé.


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Car lorsque Parme a ouvert le score, cela devenait mission impossible pour l'OM. "
Eh oui, dès lors pour Marseille, c'est le début de la fin.
Son jeu s'effiloche à mesure que celui de Parme se met en place de façon impressionnante.


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Comme il n'est plus question de faire de la résistance, l'OM joue un autre jeu qui laisse alors beaucoup de liberté à l'adversaire.
Celui-ci découvre petit à petit une formation disloquée qui a de moins en moins de points de repère.
Les moyens des uns éclatent ainsi à la face des autres avec une évidence terrible.


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Les individualités parmesanes, toutes d'un niveau supérieur, expriment à l'unisson le potentiel d'un collectif implacable.
Il n'y a rien à dire.
Parme paraît bien plus fort, superbement organisé et animé d'un esprit conquérant démoniaque.
Parme est une équipe faite pour gagner, lance Lilian Thuram, tandis qu'Alain Boghossian ajoute : Nous étions plus forts, tout simplement. Et cette force se déroule avec une fluidité et une régularité qui n'étonnent plus personne. Marseille doit faire front pour ne pas céder. Mais lorsque Fuser, aux alentours de la 35e minute, active le compas de ses jambes sur le flanc droit, on pressent une catastrophe.


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Son centre au deuxième poteau trouve la tête de Vanoli qui ajuste presque géométriquement le ballon dans le coin gauche du but de Porato.
Désormais, il n'y a plus rien à espérer. Il reste seulement à éviter une débâcle que le troisième but de Chiesa (55e), sur une ouverture astucieuse de Veron, fait pressentir encore plus fort.
Heureusement que les Marseillais se serrent les coudes et que les Parmesans n'en rejoutent pas, car l'addition aurait été encore plus lourde.
La défaite de l'OM était depuis fort longemps inscrite dans l'ordre des choses.


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VIDEOS

1/32 A. - Sigma Olomouc 2-2 Marseille



1/32 R. - Marseille 4-0 Sigma Olomouc



1/16 A. - Werder Brême 1-1 Marseille



1/16 R. - Marseille 3-2 Werder Brême



1/8 A. - Monaco 2-2 Marseille



1/8 R. - Marseille 1-0 Monaco



1/4 A. - Marseille 2-1 Celta Vigo



1/4 R. - Celta Vigo 0-0 Marseille

Pas de vidéo

1/2 A. - Marseille 0-0 Bologne

Pas de vidéo

1/2 R. - Bologne 1-1 Marseille



Finale - Parme 3-0 Marseille

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Celle là aura laissé des regrets, plus que la suivante pour moi... La débilité du craquage de fin de match contre Bologne qui provoque la suspension de Duga et Ravanelli, la finale qui commence par cette erreur incroyable de Blanc. Enfin tomber contre cette équipe de Parme, qui paiera cher ces exces par la suite, avec toutes les histoire et/ou légendes qui tournent autour.

 

C'était une belle équipe cette année là.

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